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Nutrition

« Le poids d'un veau doit être doublé à dix semaines »

Durant les six premiers mois de vie, une croissance forte avec un poids objectif de 200 kilos à l'issue de cette période permet de développer le potentiel laitier de l'animal.

La conduite alimentaire du veaux et de la génisse laitière mérite sans doute quelques rappels. La surmortalité des jeunes bovins s'expliquent aussi dans ce cas précis. Les enjeux techniques se révèlent essentiels car comme le souligne Jean-Marc Héliez, vétérinaire au cabinet du Chêne Vert « le poids d'un veau doit être doublé à dix semaines. Dans le cas contraire, nous avons entamer la capacité laitière de l'animal ». Une croissance soutenue reste synonyme d'expression de la capacité laitière.

Vraie course contre la montre, l'élevage du veau débute par une prise colostrale dans les premières heures. « Au bout de 24 heures, l'absorption de l'intestin se réduit considérablement », prévient le vétérinaire. Le système immunitaire du veau ne sera mature qu'à l'âge de six mois. La buvée du colostrum va donc protéger le nouveau né, attention toutefois la prise colostrale ne garantit pas tout : « La réussite des premiers jours repose sur une triptyque que j'appelle colostrum-hygiène-confort. Pour ne pas avoir de veaux malades, nous devons apporter une bonne immunité mais aussi une faible pression infectieuse ».. Le jeune bovin doit ingurgiter environ 200 grammes d'IgG soit pour une Holstein 4 litres de ce premier lait (le colostrum apportant en moyenne 50 à 55 gr d'IgG/l). À l'inverse, la concentration en immunoglobulines peut atteindre 110 grammes d'IgG. « L'idéal reste donc de boire deux buvées de 3-4 litres dans les six heures suivant la mise bas », rappelle le vétérinaire. « Je ne suis pas très favorable à l'utilisation de sonde pour garantir la buvée. Le cas échéant, le colostrum se garde un an au congélateur, une semaine au réfrigérateur. Attention au prélèvement, il doit s'effectuer dans des conditions sanitaires très strictes. En distribuant un lait souillé, nous perdons les effets positifs de ce précieux liquide. D'autre part, je rappelle à certains éleveurs, estimant ne pas percevoir la transmission des effets du vaccin des mères à leur descendance, que les effets de la vaccination se ressentent si le veau boit du colostrum et les anticorps transmis par sa mère ! ». Le vétérinaire perçoit les colostrums de synthèse comme un complément, mais pas la solution.

Posté le 26/03/2014
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