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bolus

« Mes génisses n’ont plus le poil roux ni de dartres »

Les bolus, qui n’avaient jamais vraiment disparu de la liste des aliments diététiques, retrouvent une nouvelle jeunesse. Plus techniques, plus efficaces dans les périodes critiques traversées par les animaux, leur succès tient à leur simplicité d’utilisation et à l’absence de contraintes pour l’éleveur.

Au Gaec du Champ Fleury, à Liffré (Ille-et-Vilaine) – 150 vaches laitières Holstein ; 1,5 million de litres de lait sur 262 hectares de surface agricole utile –, Jean-Christophe Gilbert utilise depuis cinq ans des bolus. Il se sert en particulier du Dietevit Excell 250 (commercialisé par la firme Néolait), quinze jours avant la mise à l’herbe des génisses en gestation (à partir du 15 mars), avec toujours dans un coin un seau à lécher. « Avant, explique l’éleveur, nous avions des animaux avec du poil roux et des dartres ; des veaux pas très vigoureux. Sans doute par manque de sélénium. Mais depuis que nous avons fait le choix du bolus, tout est rentré dans l’ordre. »

À tel point que le Gaec administre aussi un bolus aux vaches en troisième lactation  pour les protéger d’une éventuelle fièvre de lait. Le Dietevit Calcivel (deux bolus par application) est servi deux fois aux animaux. Cette source de calcium est injectée douze heures avant le vêlage et douze heures après, c’est-à-dire aussitôt après la mise bas ou au moment de la première traite. Et à nouveau douze heures plus tard, pour une troisième application, si jamais la vache vient à montrer des signes de fatigue. « Nous ne traumatisons pas l’animal. Il ne subit aucun stress, commente Jean-Christophe Gilbert. Et en cela, c’est très positif. » Acquis à la cause du bolus, l’éleveur fait appel à d’autres produits. Dans le cas d’un tarissement à l’herbe, quarante-huit heures avant le vêlage, il applique un MG 3, un bolus avec trois sources de magnésium, autre produit de Néolait. La raison : « Nous avons beaucoup de pâtures en trèfle, très carencées en magnésium. » Il utilise également le Dietevit Prépaval, en vue d’une mise bas à l’herbe. Les choix nutritionnels du Gaec ont un coût, bien entendu. « Il est élevé, affirme Jean-Christophe Gilbert. Un bolus revient plus cher qu’un seau à lécher. » Mais, selon l’éleveur, certains paramètres n’ont pas de prix : « La sécurité, la facilité d’application des produits, leur efficacité. Des animaux qui sont mieux. Et une moyenne d’étable de 9 500 litres de lait au contrôle laitier que nous voulons au moins maintenir. »

Posté le 03/04/2013
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