Vous êtes ici : Accueil > Actualité > Christiane Lambert, première femme à la tête de la FNSEA

 

Retour aux Actualités

FNSEA

Christiane Lambert, première femme à la tête de la FNSEA

Le 13 avril 2017, Christiane Lambert est devenue officiellement présidente de la FNSEA. C'est la première agricultrice à occuper cette fonction.

Le 13 avril, le conseil d’administration de la FNSEA a, pour la première fois de sa longue histoire de soixante et onze ans, désigné une femme à sa tête. Aucune surprise puisque Christiane Lambert était, en effet, seule candidate à l’élection.

Agricultrice dans le Maine-et-Loire, éleveuse de porcs, installée en Gaec, originaire du Cantal, Christiane Lambert, 55 ans, ancienne première vice-présidente de la FNSEA,  succède à Xavier Beulin à la tête du puissant syndicat agricole français, qui dirige 84 des 89 chambres d'agriculture françaises.  Elle a derrière elle une solide carrière dans le syndicalisme et les organisations professionelles agricoles : présidente du CNJA de 1994 à 1998, présidente de Vivea (Fonds de formation pour les agriculteurs), vice-président de Farre (Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement). Elle souhaite « travailler en équipe et dans la continuité des orientations » adoptées lors de la présidence de son prédécesseur. « Ceci sans démagogie, avec pragmatisme, dans un esprit réformiste. »  Elle dit assumer « les mille modèles qui sont déjà ceux de la France agricole », au sein d’une FNSEA, « où les mots bio et bien-être animal ne font pas peur ». Elle veut « défendre l’agriculture » dans « un dialogue ouvert avec la société civile ». Elle rappelle cependant que le « virage de l’agroécologie, qui est déjà pris » suppose aussi que les exploitations soient en bonne santé financière, alors que « la grande puissance agricole qu’est la France est en train de dévisser ».

Une réformiste

Elle veut donc que soient trouvées les solutions à « une crise qui, durant depuis plus de deux ans, n’en est plus une ». Les pistes : « Obtenir des accords cadre dans les négociations commerciales dans l’esprit de la loi Sapin 2 », « renforcer les organisations de producteurs », pour que « face à 11 000 industriels et 4 centrales d’achat, les 400 000 exploitations françaises sortent d’un entonnoir redoutable »...

Elle reste assez favorable à l'émergence des grands troupeaux, comme en témoigne ses propos publiés dans Grands troupeaux Magazine de décembre 2016 : « On ne veut pas des fermes de 1 000 vaches, mais des regroupements de troupeaux associant des agriculteurs voisins dans des fermes de 200-250 vaches, comme on peut en voir en Lorraine. Quand trois éleveurs de 80 vaches se regroupent pour optimiser la traite et les investissements dans les bâtiments, il y a une rationalité économique mais également une avancée sociale avec de meilleures conditions de travail, un partage des risques et des décisions. Les jeunes envisagent majoritairement de s’installer sous forme sociétaire car, quand on est seul, les astreintes de la production laitière sont difficilement acceptables. Y aura-t-il encore demain des éleveurs individuels ? La question se pose. »

En 2016, dans  une émission de France 5, ses propos favorables aux grands troupeaux avaient suscité de vives polémiques dans le monde agricole. 

Posté le 13/04/2017
Envoyer à un ami
Imprimer