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Nouvelle technologie

Génitor : un outil pour décider des accouplements en race charolaise

Avec son inséminateur, Hervé Maguis, éleveur en Vendée, a recours au logiciel informatique Genitor pour arbitrer les accouplements de ses 120 Charolaises. En fonction des paramétrages et des aspirations de l'éleveur, cet outil va déterminer un choix de taureaux. Il permet également d'aller vite, de bien prendre en compte la consanguinité et de choisir l

Avec son associé Dominique Moine, Hervé Maguis, agriculteur à La Chapelle-Saint-Laurent (Deux-Sèvres), arrive au même constat que beaucoup d'éleveurs : difficile de s'y retrouver dans l'offre de nouveaux géniteurs. Les sorties d'index se multiplient, l'offre commerciale se densifie et la gestion de tous les index génétiques s'avère complexe. « L'arrivée de la génomique en race charolaise va encore multiplier les nouveaux taureaux », précise Hervé Maguis. Avec 120 vaches à inséminer par an, l'exploitant commence aussi à rencontrer quelques soucis pour mémoriser les ascendances complètes de ses vaches et génisses. Même les inséminateurs peuvent avoir des difficultés à apprécier les pedigrees complets des géniteurs. De plus, du fait de leur passion pour la génétique, un technicien ou un éleveur peuvent parfois se laisser aller à des critères subjectifs pour choisir un taureau. Pour toutes ces raisons, l'utilisation de l'informatique s'avère un outil précieux, à condition qu'il laisse une place à l'avis de l'éleveur. Depuis cet automne, Hervé Maguis apprécie le recours au logiciel informatique Génitor pour choisir les taureaux adaptés à son cheptel. Conçu par l'entreprise de sélection Gènes Diffusion, cet outil permet d'effectuer un programme d'accouplement chez l'éleveur, en prenant en compte ses aspirations et ses attentes. Le logiciel propose de préférence des géniteurs issus du programme de sélection de l'entreprise nordiste, mais se veut ouvert sur l'extérieur.

100 % des vaches sont inséminées

« 100 % du cheptel est inséminé chaque année, prévient l'éleveur. Nous pratiquons annuellement environ 140 IAP. Tout ne fonctionne pas et 40 vaches reviennent en chaleur, ensuite l'inséminateur doit s'occuper d'une dizaine de femelles nécessitant une troisième intervention pour être fécondées. Au total, cela représente 200 paillettes. » Le logiciel récupère sur la base de données du système d´information génétique (SIG) des bovins l'ensemble de l'état civil des animaux du cheptel et notamment leur pedigree, ce qui intéresse un maximum d'éleveurs. En cas de données incomplètes, l'inséminateur et l'éleveur peuvent effectuer des corrections.

Quand l'inséminateur vient sur l'élevage, la première étape demeure la prise en compte des choix de l'éleveur, en fonction desquels le logiciel sera paramétré. « De mon côté, je m’attache aux qualités maternelles, aux aptitudes fonctionnelles ainsi qu'à la facilité de naissance », affirme l'éleveur. Le logiciel va donc proposer des géniteurs améliorant ces critères et effectuer un tri en respectant ce cahier des charges. Ensuite, Génitor gère la consanguinité et là encore, l'éleveur a son mot à dire. Il peut accepter de prendre un risque au niveau de ce facteur en autorisant 3 % de consanguinité. À l'inverse, il a la possibilité de réduire cette proportion jusqu'à 0,37 %. Le paramétrage de base limite la consanguinité à 0,75 %.

Proposer un groupe de taureaux

Le but ne consiste pas à proposer un géniteur pour chaque femelle à accoupler, mais un groupe de taureaux adaptés à des lots de vaches. Après avoir regroupé les génisses de moins de 18 mois, l'éleveur a décidé de travailler la facilité de naissance puis les qualités maternelles. Sur l'entité comprenant les génisses de plus de 18 mois et les vaches, il s'intéresse davantage aux géniteurs améliorant les critères fonctionnels, puis, de nouveau, les qualités maternelles. Concernant la facilité de naissance, le logiciel liste les taureaux indexés à plus de 110 pour les génisses devant vêler à l'âge de deux ans. Pour les vaches, le tri reste moins drastique et le logiciel cible des taureaux indexés à 104.

L'article complet est disponible dans le numéro 11 de Grands Troupeaux Magazine

 

Posté le 19/03/2013
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