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Fiche santé

Le complexe BVD–maladie des muqueuses : prévention

Prévention et contrôle de l'infection pour éviter la contamination d'animaux sains.

Quand l’infection du virus du BVD est confirmée dans un troupeau, la première étape consiste à dépister et éliminer les animaux IPI (infectés persistants immunotolérants) présents dans l’ensemble du troupeau. 

Il n’est pas nécessaire de prélever tous les animaux. On débute la recherche sanguine du virus par PCR (polymerase chain reaction) sur tous les bovins de moins de 2 ans et les taureaux.  En élevage laitier, la PCR sur le lait de tank permet d’identifier la présence ou non de vaches IPI en production. En élevage allaitant, on testera par PCR les vaches sans descendance présente. Pour les veaux IPI, on vérifiera également le statut des mères celles-ci pouvant être IPI. 

Ensuite il sera nécessaire de rechercher par PCR dans les douze mois qui suivent l’élimination du dernier IPI, les veaux potentiellement IPI à naître.

Les IPI éliminés, il faut s’assurer que le virus a cessé de circuler.  Un sondage sérologique sur 10 jeunes animaux en contact avec le reste du troupeau est pertinent et doit se révéler négatif.  En élevage laitier, le suivi trimestriel de la sérologie du lait de tank permet d’objectiver cette tendance.

La vaccination a pour objectif soit de protéger un cheptel qui n’a encore jamais rencontré le virus, soit de bloquer la circulation virale pour empêcher l’apparition de nouveau IPI. Malgré la grande diversité des souches virales de BVD, celles-ci se ressemblent suffisamment pour obtenir une immunité croisée efficace, après infection naturelle comme après vaccination. En fonction des régions, la vaccination est plus ou moins intégrée dans les plans de maîtrise.

La situation individuelle des reproductrices vis-à-vis du virus du BVD est inconnue comme la durée de protection suite à une infection par le virus sauvage.  De ce fait, la vaccination concerne toutes les femelles reproductrices, vaches et génisses, avant la mise à la reproduction.   Pour faciliter la mise en œuvre de celle-ci, les vaccins inactivés permettent la vaccination simultanée de toutes les reproductrices quelques soit le stade de gestation, avec un rappel tous les six mois.  L’arrêt de la vaccination après quelques années rend l’élevage à nouveau sensible à un passage de virus du BVD.

Pour prévenir l’entrée du virus dans un élevage, il  faut éviter l’introduction d’un animal contagieux, IPI ou infecté transitoire.  Les mesures passent par un contrôle sanguin couplé à l’isolement effectif des animaux introduits dans l’élevage. Pour les vaches gestantes introduites, la possibilité de donner naissance à un veau IPI existe quel que soit le résultat sanguin.  Ces veaux doivent être isolés et testés dès la naissance.  Les mêmes mesures sont à appliquer pour le retour d’un bovin après un rassemblement avec d’autres bovins (concours, comices, estives, prêt,…)  Un autre risque est lié au voisinage pendant le pâturage d’où l’importance des doubles clôtures pour éviter le contact « mufle à mufle ».

 

Docteur Gérard Bosquet

 

Sur le même sujet, retrouvez sur notre site internet :

- les caractéristiques, modes de transmission et conséquences du complexe BVD-MD ,

- les différentes méthodes de diagnostic disponibles aujourd’hui.

 

Posté le 21/01/2014
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