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Fiche santé

Le complexe diarrhée virale bovine – maladie des muqueuses (partie 1)

Caractéristiques, transmission et conséquences du complexe diarrhée virale bovine – maladie des muqueuses.

Le pestivirus responsable du complexe diarrhée virale bovine (BVD) – maladie des muqueuses (MD) se caractérise par une grande diversité de souches de virulence variable. L’animal infecté est contagieux pour ses congénères via toutes ses sécrétions et excrétions. Le risque maximal de contagion provient des sécrétions nasales et respiratoires, le virus étant peu résistant dans le milieu extérieur.

La pierre angulaire de l’infection par le BVD d’un troupeau est la genèse potentielle d’un veau infecté permanent immunotolérant (IPI) lorsque qu’une vache entre 40 et 120 jours de gestation environ rencontre le virus pour la première fois.  Dans ce cas, le système immunitaire du veau à naître ne reconnait pas le virus du BVD comme étranger et ne se défend pas contre celui-ci. Il l’intègre comme faisant partie de son propre organisme. Cet animal, porteur et excréteur permanent du virus est responsable de sa dissémination dans le troupeau. Dans 90% des cas, il déclarera une affection diarrhéique et ulcérative généralisée toujours mortelle avant l’âge de 2 ans : la maladie des muqueuses. L’infection d’une vache gestante peut également entrainer une mortalité embryonnaire ou un avortement ou encore un veau malformé. Le virus peut également contaminer des animaux non gestants, la plupart du temps sans aucun symptôme. Dans de très rare cas, une souche hypervirulente peut provoquer un syndrome hémorragique mortel.

Les possibilités d’introduction du virus du BVD dans un élevage sont multiples.  Elles vont de l’achat d’un animal IPI à l’utilisation d’une semence, sperme ou embryons, contaminée en passant par le matériel d’élevage (aiguilles, pinces mouchette,…) et les contacts directs en pâture.  Les signes d’appel majeurs de la présence du BVD sont un cas de maladie des muqueuses, un cas de syndrome hémorragique ou des cas de malformations congénitales. Les signes d’appel mineurs sont des troubles de la reproduction avec de l’infertilité liée à des mortalités embryonnaires et des avortements, un épisode de grippe intestinale et une sensibilité accrue des jeunes bovins aux diarrhées néonatales et aux troubles respiratoires par l’immunodépression transitoire induite par le virus.  Certains IPI atteignent l’âge de la reproduction.  Une vache IPI donnera naissance à  des veaux IPI.  Un taureau IPI entrainera des mortalités embryonnaires sur les vaches non immunisées. 

Les conséquences d’un passage du virus du BVD dans élevage sont très variables d’une exploitation à l’autre.  Dans certains cas, les conséquences peuvent être dramatiques avec une « épidémie » d’IPI (10 à 20 animaux) déclarant la maladie des muqueuses.

 

Sur le même sujet, retrouvez :

-          Le complexe diarrhée virale bovine – maladie des muqueuses : méthode de diagnostic : http://www.gt-mag.com/le-complexe-bvd-maladie-des-muqueuses-partie-2-article-585.html

-          Le complexe diarrhée virale bovine – maladie des muqueuses : contrôle de l’infection et prévention

Posté le 11/12/2013
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