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Reportage en Ille-et-Vilaine

Le GAEC du Linon votera-t-il encore Shredlage en 2017 ?

Le Gaec du Linon et ses 170 vaches fait partie de la cohorte des 12 pionniers du Shredlage de Combourg, en Ille-et-Vilaine. Quatre mois après l'ouverture de son silo de maïs, Pascal Anneix, l'un de quatre associés, dresse un bilan provisoire et très positif de l'expérimentation du nouveau mode de conditionnement du maïs ensilage proposé par Claas.

Le Gaec du Lindon fait ensiler chaque année 50 ha de maïs pour nourrir ses 170 vaches laitières. Il a fait récolter 20 ha de son maïs par l'ETA Stéphane Couvert, dont la machine Claas est équipée du système d'éclateur Shredlage. L'ensilage « brins longs à grains pulvérisés » vient ainsi compléter un silo constitué d'un ensilage traité classiquement par un autre entrepreneur équipé d'une ensileuse Kröne. Au fil de la saison, les vaches du Linon mangeront successivement différentes qualités d'ensilage maïs. « Nous avons entamé le silo par la partie Shredlage », précise Pascal Anneix. « Nous finirons l'année avec l'ensilage classique », indique-t-il en précisant d'entrée qu'il « est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions définitives ». L'éleveur ne rechigne cependant pas à livrer ses premières observations. « D'abord il nous semble que les vaches ont plus d'appétence, elles ne calent pas sur la ration, il n'y a quasiment pas de refus dans les auges. Il nous semble qu'elles digèrent mieux car nous constatons une baisse importante des problèmes liés à la sub-acidose », indique-t-il.


Une réduction spectaculaire des boiteries

Avec sa salle de traite arrière (TPA), Pascal Anneix et ses trois associés disposent d'un bon poste d'observation pour surveiller les symptômes. « On voit facilement la couleur rougeâtre en bas des pattes qui est provoquée par la mauvaise circulation du sang quand les vaches ruminent moins bien », explique l'éleveur. « Les autres années je traitais moi-même ou je faisais traiter par le pédicure bovin environ trois à quatre vaches par semaine. Depuis quatre mois, nous en sommes à seulement trois à quatre vaches par mois. » Sur une année, l'incidence peut s’avérer importante (-120 interventions). À un prix d'intervention pour un parage préventif de 10 € pour quatre sabots, l'économie peut être évaluée au minimum à 1 200 € par an. Pascal Anneix voit une autre conséquence sur son livre de compte : « Nous pouvons supprimer les apports en bicarbonate utilisés pour corriger l'acidité, ce qui représentera une économie annuelle de 1 900 €. »


Amélioration de la fertilité

L'augmentation du taux de réussite à la première insémination artificielle (IA) a fait elle aussi un bond spectaculaire avec l'arrivée des nouveaux maïs. « Nous sommes passés d'un taux de 35 % à 60 % de réussite en première IA », indique l'éleveur breton. Le nombre de doses de paillette utilisées est ainsi réduit d'au minimum 80 IA, ce qui peut représenter, à raison de 25 € l'unité, une économie de 1 900 € par an pour un élevage de 170 VL. Pascal Anneix reste prudent. « Mes voisins ont également enregistré une amélioration sur ce point qu'ils attribuent aux conditions particulières de l'année. Quoi qu'il en soit, l'amélioration de la fertilité est apparemment encore plus nette dans notre cas. L'amélioration de la fertilité est-elle à mettre sur le compte de "l'effet année" ou de "l'effet shredlage" ? »

Cet article est un extrait de Grands Troupeaux Magazine numéro 51. 

Pour en savoir plus: e.le-duc@comcip.com

Posté le 06/04/2017
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