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Génétique

Le génotypage des femelles devient un outil de gestion des troupeaux

Moins onéreux, le génotypage de la voie femelle devient progressivement un outil de gestion de troupeaux pour les éleveurs sélectionneurs comme pour les producteurs de lait stricto sensu. En 2013, soit deux années après le lancement du service, 30 000 génotypages sont annoncés.

Lancé en 2011, le génotypage des femelles se démocratise et devient progressivement un outil de gestion des troupeaux. Autrefois réservée aux schémas de sélection génétique et aux sélectionneurs Holstein, la technologie commence à toucher tous les éleveurs, passionnés ou non de génétique. « En 2013, en France, nous devrions réaliser 30 000 génotypages de femelles laitières, souligne Stéphane Barbier de l'Unceia (Union nationale des coopératives agricoles d'élevage et d'insémination animale). Nous sommes plutôt en avance par rapport à nos voisins européens, notamment danois et hollandais débutant juste le développement de masse de la technologie auprès des éleveurs. Comparés aux États-Unis et ramenés en pourcentages, les taux d'utilisation des technologies sont sensiblement équivalents. »

En 2012, 25 000 femelles laitières (Pie rouge, Normandes, Holstein et Montbéliardes) ont été génotypées à la demande des éleveurs, contre seulement 2 000 en 2011 ! Bref, le génotypage de la voie femelle se développe petit à petit et apporte de précieux renseignements aux éleveurs pour leurs choix en matière de génétique. Sélectionneurs ou producteurs laitiers semblent plébisciter cet outil complémentaire de la connaissance des pedigrees des animaux et du savoir-faire de l'éleveur.

Une prise de sang pour avoir une image du potentiel

Le principe du génotypage reste simple à expliquer, il offre l'opportunité d’obtenir, à partir d’un échantillon biologique (une prise de sang en général), une évaluation détaillée du potentiel génétique de chaque femelle du troupeau, et ce, dès la naissance ! Simple en apparence, la technologie reste complexe. Les différents organismes proposant le service s'appuient sur des puces ADN basse densité, ces dernières représentant à ce jour le meilleur compromis entre coût et fiabilité. « Dans la technologie des puces, il est plus pertinent d'évoquer le coefficient de fiabilité ou CD que la terminologie 'puces 7, 9 ou 10 k', c'est le CD qui reste déterminant par rapport au nombre de marqueurs lus par la puce », prévient Aurélien Michel, responsable du renouvellement au sein de la coopérative Évolution. C'est d'ailleurs l'arrivée de la puce LD ou basse densité qui a participé à démocratiser le génotypage de la voie femelle, en abaissant le prix de la technologie. Nul doute que ce dernier pourrait encore chuter avec la massification de la demande. Chaque femelle génotypée est alors indexée sur 36 caractères (fertilité, longévité, facilité de naissance...). La petite femelle génotypée obtient des index génomiques pour de nombreux caractères, comme la fertilité, la facilité de naissance, la longévité, la production, la morphologie… avant même d’avoir pu exprimer ses aptitudes...

Cet article est un extrait d'un dossier paru dans Typex Magazine numéro 113.

Posté le 07/11/2013
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